Une histoire de

lame qui manquait

Philosophie de la Couïonnette

L’idée de couïonnette est apparue à la fin des années 90, à la suite d’un projet avorté de création d’un coffret de luxe pour golfeur. J’ai eu la sensation que ce coffret était incomplet et la société commanditaire fabriquait des couverts de service haut de gamme…

Puis à la fin des années 2000, est réapparu le sentiment qu’il manquait quelque chose à la panoplie du golfeur et le projet a commencé à se mettre en place. Seulement, à ce moment, on était encore loin de la couïonnette et les « audaces » créatives n’ont pas manqué…

Ce n’est que vers 2012 que l’idée de la pointe rétractable, telle qu’elle existe maintenant, a commencé à prendre forme pour aboutir finalement à la couïonnette, expression fulgurante qui fait son apparition à cette époque et qui restera malgré les critiques et les pressions…

Ainsi, on créait le petit couteau (basque) du golfeur qui se voulait l’héritier de la baïonnette et le cousin du makila, un bel objet atypique dont les qualités de résistance lui permettront de suivre son propriétaire tout au long de sa vie de golfeur.

Créée avec la philosophie

« Ad augusta per angusta »

La couïonnette n’est pas un produit déclinable à l’infini à la durée de vie programmée, c’est un objet rare qui cherche l’éternité, elle est sériée et sérigraphiée. Elle ne se vend pas, elle se fait adopter… Sa valeur va bien au delà de son prix ! Elle est l’expression d’une philosophie qui s’épanouirait sur des idées de sérieux et de travail pour la qualité recherchée et d’originalité et de liberté totale pour la création.

La couïonnette est la punkette du golf, elle est belle et provocatrice, elle est inutile comme lui, mais devient indispensable quand on y prend goût… C’est une romantique volontaire c’est Hernani dans un monde classique, d’où la maxime « Ad augusta per angusta » (vers la félicité à travers les difficultés). Elle devient le totem de son acquéreur, qui peut la personnaliser, son prolongement au golf, il devra en prendre soin, l’entretenir et, en échange, elle sera un objet fidèle au mouvement éternel, pas seulement pour réparer les greens et ses clubs. La couïonnette, c’est encore une petite arme défensive qui est un clin d’oeil et un hommage à nos cannes-épées, baïonnettes et makilas et au savoir faire basque dans la fabrication de ses objets.

Enfin couïonnetter, cela signifie : remettre à niveau ou réparer le préjudice subi, mais avec panache…